AJGF: Halimatou Camara, présidente au look décomplexé

Halimatou Camara, présidente au look décomplexé

Elle est la troisième femme à présider aux destinées de l’Association des jeunes guinéens de France (Ajgf) depuis sa création le 10 octobre 1997. Halimatou Camara, Halica pour les intimes, fait l’objet de toutes les attentions tant en région parisienne où elle a posé ses valises il y a 16 ans qu’à Conakry.

En tant que présidente de l’Ajgf, elle pilote actuellement le projet collectif  StopCovid19, solidarité des Guinéens de France initié par son association, aux côtés de la Coordination des associations guinéennes de France (Cagf) avec le soutien de l’ambassade de Guinée en France, qui sensibilise les populations dans les quartiers de Conakry et fait des donations de kits sanitaires et produits alimentaires aux centres de santé et orphelinats via les partenaires implantés sur le territoire national guinéen.

En France, ce collectif accompagne également les étudiants guinéens en difficulté et sans-papiers en leur fournissant vivres et aide financière. As des maths parmi les plus en vue du Lycée Jules Verne de Cergy et titulaire d’un baccalauréat en Sciences de la vie et de la terre, Halica est licenciée en Sciences biomédicales de l’Université Paris Descartes lorsqu’elle prend le choix d’étudier les Énergies renouvelables et l’environnement pour devenir Eco-énergéticienne à l’Ensiate (Enseignement supérieur d’ingénierie appliquée à la thermique, l’énergie et l’environnement).

En récompense de son parcours universitaire, la guinéenne d’origine, acquiert son premier service en qualité de chef de projet Energie et développement durable au sein de la grande distribution en France où elle exerce depuis  2013.

Son travail consiste «à identifier et mettre en place» des solutions techniques et technologiques permettant de réduire la facture énergétique du groupe «ainsi qu’à réduire l’empreinte environnementale des produits et activités liées à l’entreprise dont entre autres magasins, transports, gaspillage alimentaire ».

Son job lui procure aisance matérielle et indépendance financière. Mais l’africaine, à la fibre patriotique, ne souhaite pas qu’être travailleuse à but lucratif.

Bénévole dévouée

Elle consacre son temps libre à prêter ses compétences aux différents projets de l’Ajgf  en y consacrant ses soirées, fin de semaine et vacances en apportant toujours sa touche professionnelle.

Cinq ans durant, Halica est à l’œuvre. Avec le seul but de «servir bénévolement et loyalement» la communauté guinéenne et africaine de France.

Cette constance suivie d’abnégation lui porte à la plus haute fonction de l’association pour un mandat électoral de 2019 à 2021. Un défi qu’elle relève motivée et déterminée à faire gagner à l’Ajgf de nouveaux challenges qui contribueront à promouvoir encore et toujours son image d’institution dans laquelle «tous les guinéens de France se retrouvent et se reconnaissent».

Le rendez-vous du bilan est prévu en 2021, mais la guinéo-française au look de mannequin et à la peau d’ébène compte déjà des acquis de taille et un business plan qui adhère la conviction de tous : «développer de nouvelles compétences managériales» dont a besoin l’Ajgf pour mettre le cap sur l’après-covid-19 tout en restant dans le canevas de son mode de «gouvernance» associatif. Avec le précieux soutien et l’accompagnement régulier des membres de la communauté. Toujours à l’heure des espaces d’échange et de concertation novateurs. Nouant par-ci des liens d’amitié forts entre bénévoles, et offrant par-là des opportunités de travailler la main dans la main sur n’importe quel projet pouvant apporter des nouveautés. Le tout piloté par une présidente cumulant, si aisément, activité salariale et vie familiale dans une France avenante, devenue la principale force motrice de la diaspora guinéenne qui gagne.

Par Ahmed Tidiane Diallo

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