Ans T Crazy : « Mon second album sortira en 2020 sur l’esplanade du palais du peuple »

Ans T Crazy a accepté de nous recevoir dans les loges du Festival Panaf. L’auteur de “C’est sa tête” a échangé avec nous sur son actualité et ses projets proches. Découvrez cette interview réalisée par notre rédaction.

Bonsoir Ans T Crazy, merci de nous recevoir pour cette interview.

Merci plaisir partagé

Actuellement en Belgique pour un premier concert en Europe, quels sont tes impressions face à cette opportunité que t’offre le PANAF Festival afin de communier avec tes fans de l’Europe ?

Il faut le reconnaitre on est venu ici c’est pour travailler je pense bien, on est venu c’est pour satisfaire nos fans, on est venu aussi c’est pour découvrir une partie du monde vous voyez un peu, donc ça fait du bien de quitter son pays venir jouer en Europe je pense que ça fait du bien et aujourd’hui tout ce qu’on peut faire c’est de satisfaire notre public.

Après la danse ou tu t’es illustré en maitre de ton art, te voilà aujourd’hui artiste confirmé de la scène musicale guinéenne, jusqu’où compte tu aller dans ta création ?  

Voilà, il faut le reconnaitre moi quand je crée je n’aime pas faire ce que les gens font et quand je crée je veux tout de suite que ça soit consommé vous voyez un peu ?  A chaque fois quand je crée j’ai envie aujourd’hui tout de suite que tout le monde adhère à la création parce que c’est ce qui donne de la valeur à l’œuvre vous voyez un peu donc c’est pourquoi je me mets toujours à créer je ne cesse jamais de créer parce que je ne vais jamais me limiter de créer. Un artiste d’abord c’est celui qui donne son mot à la nature vous voyez un peu ? c’est pourquoi Ans T Crazy à chaque jour que Dieu fait je cherche à créer je ne cherche pas à chanter parce qu’il faut chanter mais je cherche toujours à créer, voilà c’est jusqu’à la mort la création avec moi.

 On apprend que tu veux te lancer dans la production, qu’est ce qui a motivé cette décision ?

Voilà c’est parce que quand tu fais un petit pas tout le monde pense tout de suite que tu as beaucoup d’argent en Guinée. Donc les petits qui sont dans mon ghetto il faut le reconnaitre parce que le ghetto dans lequel j’ai évolué y’a pleins de petits derrière moi dans le même ghetto qui se disent Ans T Crazy est devenu riche il va falloir qu’ils nous produisent. Dès que tu leur dis que tu n’as pas les moyens aujourd’hui, ils ne vont pas le comprendre parce que déjà tout le monde parle de toi dans le pays, tu cartonnes fort, ils ne vont pas le comprendre. Donc je me suis dit quoi, il faut que je me batte de la manière dont je me suis autoproduit je le fais pour eux juste pour ne pas qu’ils perdent espoir vous voyez. Je ne le fait pas parce que je commence à avoir beaucoup d’argent c’est pour ne pas que ces enfants perdent espoir donc c’est pourquoi je  me suis lancé dans la production. Je ne prends pas tout le monde en production, mais les enfants qui sont dans mon label, qui sont derrière moi, j’essaie juste de leur donner des coups de pouce pour ne pas les voir désespéré un jour.

Face à ce manteau de producteur que tu portes désormais qu’adviendra ta carrière d’artiste ?

Voilà il faut le reconnaitre que, je ne vais pas quitter ma carrière d’artiste parce que j’ai commencé là-bas et c’est là-bas je vais mourir aussi. Je pense que les deux à la fois on peut le faire parce que je fais la musique je ne vais jamais l’arrêter, aujourd’hui en produisant des petits j’écris moi-même des textes pour eux, donc à force de le faire tu ne vas pas oublier la musique. A chaque fois que je produis un petit je me dis pourquoi aujourd’hui oublier la musique ?  J’écris les textes pour eux moi-même, je pars au studio parce que je suis un beat maker, je fais mes propres beats moi-même, je les fais enregistrer moi-même, comment est-ce que je pourrais oublier la musique, la carrière va continuer je ne fais qu’aider les enfants mais je ne vais pas quitter ma carrière à cause de la production quand même.

Dans ce cas quelle est la prochaine étape de ta carrière ? 

Après le PANAF, on continu sur une tournée européenne de là-bas on rentre au pays quand on rentre directement on sort le deuxième album sur l’esplanade Inch’Allah en 2020.

De la danse, à la musique, la production aujourd’hui même tu es dans l’arrangement et la composition quel est ton autre plus grand souhait parce qu’apparemment tu fais tout ?

Je ne fais pas tout d’abord parce que je sillonne au fait, je suis en train de toucher à tout mais je ne maîtrise pas tout il faut le reconnaitre je veux encore faire beaucoup plus que tout ça donc je suis en train d’apprendre encore je ne suis pas arrivé au point, je pense que je suis en train d’apprendre je veux apprendre à programmer de plus, de bien comprendre, et à me lancer dans d’autres choses.

Un message à tous les fans qui te suivent 

Tout ce que je peux dire, c’est que la meilleure manière de soutenir un artiste c’est d’aller booster à chaque fois quand les clips sortent. À chaque fois qu’il y’a un album sur le marché, il faut acheter les discs, il faut participer à la promotion de l’artiste partout ou vous êtes, en tout cas Ans T Crazy est là pour vous, c’est la famille

Merci AnsT Crazy

Big Up

https://youtu.be/0PbwCv3BhyY

Interview réalisée par Amadou 2 BARRY à Bruxelles pour Vision Jeunes

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